Assurance vie en 2025 : ce qui change et ce qui reste avantageux
Avec plus de 1 900 milliards d’euros d’encours en France, l’assurance vie reste le placement numéro un des épargnants français. En 2025, ses avantages fiscaux sont maintenus — mais il est utile de faire le point sur les règles applicables et les stratégies pertinentes selon votre situation.
Rappel des avantages fiscaux
Pendant la vie du contrat
Les produits générés (intérêts, plus-values) ne sont pas imposés tant qu’ils restent dans le contrat. C’est l’imposition différée qui fait la puissance de l’assurance vie sur le long terme.
En cas de rachat
La fiscalité dépend de l’ancienneté du contrat :
| Ancienneté | Taux d’imposition (option PFU) |
|---|---|
| Moins de 4 ans | 30 % (PFU standard) |
| 4 à 8 ans | 30 % (PFU standard) |
| Plus de 8 ans | 7,5 % sur les gains + 17,2 % PS après abattement |
Abattement annuel après 8 ans : 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple. Ce qui signifie que des retraits modérés sont quasiment exempts d’impôt sur le revenu.
En cas de décès (transmission)
L’assurance vie bénéficie d’une fiscalité successorale dérogatoire :
- Versements avant 70 ans : abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis taxation à 20 % (31,25 % au-delà de 700 000 €)
- Versements après 70 ans : abattement global de 30 500 € partagé entre bénéficiaires, le reste intégré à la succession
Fonds euros vs unités de compte
Fonds euros : capital garanti, rendement 2024 autour de 2,5 à 3,5 % selon les assureurs. Adapté pour la partie sécurisée de votre épargne.
Unités de compte : exposition aux marchés financiers (actions, obligations, SCPI, private equity). Potentiel de rendement supérieur sur le long terme, avec une volatilité à accepter.
La stratégie optimale combine généralement les deux supports, avec une allocation ajustée à votre horizon et votre tolérance au risque.
Stratégies à considérer en 2025
- Ouvrir un contrat tôt : l’ancienneté fiscale court dès l’ouverture, même avec un versement minimal
- Utiliser l’abattement annuel après 8 ans pour des retraits réguliers défiscalisés
- Diversifier les bénéficiaires pour optimiser la transmission
- Comparer les contrats : les frais de gestion varient de 0,5 % à 1 % — un écart qui compte sur 20 ans