Crédit immobilier avec des revenus en CHF : les règles du jeu
Les frontaliers franco-suisses disposent souvent d’un pouvoir d’achat élevé grâce à leurs revenus en CHF. Mais lorsqu’ils souhaitent acquérir un bien immobilier en France, ils se heurtent à des complexités spécifiques que les banques françaises ne maîtrisent pas toujours.
Le problème du risque de change
Les banques françaises exigent en général que les revenus soient en euros pour calculer le taux d’endettement. Un revenu en CHF introduit un risque de change : si le franc suisse se déprécie face à l’euro, la capacité de remboursement perçue diminue.
Certaines banques appliquent une décote de 10 à 20 % sur les revenus en CHF pour prendre en compte ce risque. D’autres refusent simplement les dossiers frontaliers.
Comment les banques calculent-elles le taux d’endettement ?
Le calcul dépend de la politique de chaque établissement :
- Conversion au cours du jour : le revenu en CHF est converti en EUR au taux actuel
- Conversion avec décote : application d’un coefficient de prudence (ex : 1 CHF = 0,85 EUR même si le taux est à 1,05)
- Revenus EUR uniquement : certaines banques n’acceptent que les revenus dans la devise du prêt
Quelles banques acceptent les frontaliers ?
Quelques établissements se sont spécialisés dans les dossiers frontaliers et proposent des conditions adaptées. Leur liste évolue régulièrement selon les politiques internes.
Un courtier en crédit spécialisé frontaliers connaît les établissements ouverts à ces profils et présente le dossier de façon optimale.
Les points clés du dossier
- Bulletins de salaire en CHF + attestation employeur suisse
- Justificatif du Permis G en cours de validité
- Stabilité professionnelle : ancienneté, type de contrat (CDU en Suisse = CDI)
- Apport personnel : souvent recommandé à 20 % minimum pour rassurer la banque
- Relevés bancaires français et suisses sur 3 mois
Acheter en France ou en Suisse ?
Cette question mérite une analyse complète : fiscalité de la plus-value, règles d’imposition des revenus fonciers transfrontaliers, impact sur la résidence fiscale. Un accompagnement patrimonial global permet de prendre la bonne décision.