Prévoyance TNS : pourquoi le régime obligatoire ne suffit pas
En tant que travailleur non salarié (TNS) — artisan, commerçant, profession libérale ou gérant majoritaire — votre protection sociale relève du Sécurité Sociale des Indépendants (SSI). Ce régime obligatoire couvre l’essentiel, mais avec des niveaux d’indemnisation très inférieurs à ceux du régime général.
Ce que couvre (mal) le SSI
En cas d’arrêt de travail, les indemnités journalières du SSI sont plafonnées à environ 63 € par jour après un délai de carence de 3 jours — contre 7 jours en réalité pour les professions libérales non réglementées. Pour un revenu annuel de 60 000 €, c’est une perte sèche de plus de 100 € par jour.
En cas d’invalidité, la rente est calculée sur la base du revenu moyen des 10 dernières années, avec des abattements significatifs selon le taux d’invalidité reconnu.
Quant à la retraite, les TNS accumulent moins de points que les salariés à revenu équivalent, avec une pension de base souvent inférieure de 20 à 40 %.
Les solutions complémentaires : Madelin et PER
Le contrat Madelin
Le contrat Madelin permet de déduire les cotisations de prévoyance, de retraite et de santé de votre revenu imposable. C’est un outil puissant pour les TNS dont la tranche marginale d’imposition est élevée (30 % ou 41 %).
- Prévoyance Madelin : indemnités journalières, invalidité, décès
- Retraite Madelin : rente viagère défiscalisée à la sortie
- Santé Madelin : mutuelle déductible
Le PER individuel
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) offre plus de souplesse que le Madelin : sortie en capital possible, déblocage anticipé pour l’achat de résidence principale, et déductibilité identique.
Construire sa protection en 3 étapes
- Audit de la couverture existante : identifier les lacunes réelles
- Calcul de l’effort d’épargne optimal : en fonction du revenu et de la fiscalité
- Sélection des contrats : arbitrage entre Madelin et PER selon les objectifs
Un bilan patrimonial complet permet de combiner ces dispositifs pour maximiser la protection tout en optimisant la charge fiscale.